{"id":591,"date":"2019-10-26T08:47:17","date_gmt":"2019-10-26T07:47:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.chirurgieesthetique-namur.be\/?p=591"},"modified":"2019-10-26T08:47:17","modified_gmt":"2019-10-26T07:47:17","slug":"les-protheses-mammaires-information-scientifique-en-reponse-aux-propos-sensationnels-diffuses-par-les-medias","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chirurgieesthetique-namur.be\/?p=591","title":{"rendered":"Les proth\u00e8ses mammaires : information scientifique en r\u00e9ponse aux propos sensationnels diffus\u00e9s par les m\u00e9dias."},"content":{"rendered":"<p>En r\u00e9ponse \u00e0 l&rsquo;\u00e9mission de la RTBF qui rel\u00e8ve plus du sensationnel que de l&rsquo;information scientifique, nous vous diffusons le communiqu\u00e9 \u00e9manant de la soci\u00e9t\u00e9 belge de chirurgie plastique visant \u00e0 informer le patient de mani\u00e8re scientifique et s\u00e9rieuse sur des propos qui ont sem\u00e9 le doute chez le t\u00e9l\u00e9spectateur (ce que nous comprenons, apr\u00e8s avoir vu l&rsquo;\u00e9mission).<\/p>\n<blockquote><p>Voici trois <em>affirmations<\/em> lanc\u00e9es par le journaliste de \u00ab\u00a0Question \u00e0 la une\u00a0\u00bb que nous relevons et que nous \u00e9claircissons de mani\u00e8re rigoureuse et scientifique.<\/p><\/blockquote>\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li><strong>Nos implants mammaires \u00ab <em>seraient en fait de v\u00e9ritables bombes dans le corps des femmes <\/em>&#8230; <em>Toutes les femmes porteuses d&rsquo;implants mammaires seraient expos\u00e9es \u00e0 de graves dangers pour leur sant\u00e9. Mais les autorit\u00e9s et les associations de chirurgie plastique refusent de reconnaitre l&rsquo;existence d&rsquo;une telle maladie. <\/em>\u00bb [<em>sic<\/em>].<\/strong> Une th\u00e9orie soutient que la silicone serait un adjuvant &#8211; tel que l\u2019aluminium mis en cause dans les vaccins- responsable d\u2019un syndrome ASIA (1) (<em>Autoimmune Syndrome Induced by Adjuvants<\/em>), c\u2019est- \u00e0-dire d\u2019une stimulation du syst\u00e8me immunitaire responsable de maux divers tels que fatigue, difficult\u00e9 de concentration, troubles du sommeil, inflammation musculaire et articulaire, maladies auto-immunes, &#8230; Des patientes porteuses d\u2019implants en auraient fait la triste exp\u00e9rience et se seraient senties soulag\u00e9es apr\u00e8s leur retrait. Les implants responsables de maladies auto- immunes ? C\u2019est d\u00e9j\u00e0 une longue histoire. Les premiers implants en silicone ont \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s en 1962. En 1992, par principe de pr\u00e9caution, la suspicion de ce lien de causalit\u00e9 a men\u00e9 \u00e0 l\u2019interdiction de leur usage aux \u00c9tats-Unis puis en France avant que des \u00e9tudes \u00e0 large \u00e9chelle ne d\u00e9montrent le contraire (2). En 2001, l&rsquo;Agence fran\u00e7aise de s\u00e9curit\u00e9 sanitaire des produits de sant\u00e9 (ou Afssaps) puis en 2005, la <em>food and drug Administration <\/em>(FDA), sont rassur\u00e9es et reviennent sur leur d\u00e9cision : les implants en silicone sont \u00e0 nouveau autoris\u00e9s. La communaut\u00e9 scientifique des chirurgiens plasticiens, dont la RBSPS, reste tr\u00e8s attentive et prudente mais \u00e0 ce jour, aucun lien \u00e9vident n\u2019a \u00e9t\u00e9 clairement \u00e9tabli entre les implants et les sympt\u00f4mes rapport\u00e9s. Rappelons d\u2019ailleurs ici que les silicones sont largement utilis\u00e9s dans d\u2019autres dispositifs m\u00e9dicaux, des cosm\u00e9tiques, des ustensiles alimentaires, des t\u00e9tines de b\u00e9b\u00e9s, &#8230; La th\u00e9orie ASIA a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment totalement d\u00e9mont\u00e9e(3).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li><strong>\u00ab <em>Le reportage aborde \u00e9galement une autre question : celle des implants mammaires \u00a0\u00bb textur\u00e9s \u00a0\u00bb (les plus utilis\u00e9s). Ils viennent d&rsquo;\u00eatre interdits aux \u00c9tats-Unis, en France et en Australie, car reconnus responsables du d\u00e9veloppement d&rsquo;un type de cancer qui n&rsquo;existe que chez les femmes porteuses d&rsquo;implants. Pourtant, ces implants continuent d&rsquo;\u00eatre vendus en Belgique. <\/em>\u00bb [<em>sic<\/em>].<\/strong> Ce probl\u00e8me du rare lymphome anaplasique \u00e0 grandes cellules associ\u00e9 \u00e0 un implant mammaire (LAGC-AIM) est connu. Les plasticiens de la RBSPS ont d\u00e9j\u00e0 fait quatre communiqu\u00e9s de presse \u00e0 ce sujet ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Nous collaborons \u00e9troitement avec l\u2019Agence f\u00e9d\u00e9rale des m\u00e9dicaments et produits de sant\u00e9 (AFMPS). Ce LAGC-AIM est principalement associ\u00e9 aux implants macrotextur\u00e9s de la marque Allergan\u00ae mais son origine exacte n\u2019est pas encore bien \u00e9lucid\u00e9e. La distribution de ces implants a \u00e9t\u00e9 stopp\u00e9e dans le monde entier, dont la Belgique. Seule la France a pris la solution radicale d\u2019interdire <em>tous <\/em>les implants textur\u00e9s. Si la Belgique, les \u00c9tats-Unis, l\u2019Australie et le reste de monde continuent \u00e0 proposer des implants textur\u00e9s d\u2019autres marques \u00e0 leurs patientes, que ce soit pour certaines indications esth\u00e9tiques ou des reconstructions apr\u00e8s cancer du sein, c\u2019est bien qu\u2019ils offrent des avantages par rapport aux implants lisses. Par contre, le risque de LAGC-AIM est rare. Environ 600 cas rapport\u00e9s dans le monde pour environ 20 millions d\u2019implants pos\u00e9s. En Belgique, 12 cas sont \u00e0 d\u00e9plorer, toutes en r\u00e9mission. C\u2019est heureusement tr\u00e8s peu par rapport aux 10.000 nouveaux cas de cancer du sein annuels en Belgique. Correctement diagnostiqu\u00e9 (gonflement soudain du sein, tum\u00e9faction menant \u00e0 une ponction- biopsie) et trait\u00e9, le pronostic du LAGC-AIM reste excellent. Nos patientes sont bien entendu inform\u00e9es de ce risque comme nous l\u2019impose la loi de 2013 (4)\u00a0\u00e0 laquelle la RBSPS a d\u2019ailleurs contribu\u00e9. Les patientes porteuses d\u2019implants doivent se faire suivre annuellement par leur chirurgien ou le revoir plus t\u00f4t en cas de gonflement liquidien ou de tum\u00e9faction anormale dans le sein.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li><strong>\u00ab <em>&#8230; le silicone des implants se r\u00e9pand dans le corps et provoque des dommages consid\u00e9rables \u00e0 l&rsquo;organisme &#8230; <\/em>\u00bb [<em>sic<\/em>].<\/strong> Ne faisons pas ici d\u2019amalgame et de g\u00e9n\u00e9ralisation. Certaines pratiques m\u00e9dicales dangereuses &#8211; notamment en Am\u00e9rique Latine, Russie, Asie ou au Moyen-Orient &#8211; , ont vu injecter du silicone liquide dans le visage, les fesses ou les seins de patientes. Ce n\u2019est \u00e9videmment pas un acte s\u00fbr et valid\u00e9 par la RBSPS mais certaines de ces patientes sont arriv\u00e9es et ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9es chez nous. Par contre, les implants mammaires de derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration contiennent un silicone coh\u00e9sif, lui-m\u00eame isol\u00e9 dans une enveloppe multicouche. Comme tout implant m\u00e9dical, la dur\u00e9e de vie d\u2019une proth\u00e8se mammaire est limit\u00e9e, de l\u2019ordre moyen de 10-15 ans. Une fois celle-ci us\u00e9e, elle doit bien entendu \u00eatre remplac\u00e9e dans un d\u00e9lai raisonnable avant que le silicone n\u2019aille au-del\u00e0 de la capsule p\u00e9riproth\u00e9tique &#8211; sorte de cicatrice que le sein a form\u00e9 autour de lui &#8211; et n\u2019infiltre les tissus voisins. Mais de l\u00e0 \u00e0 trouver des emboles de silicones dans d\u2019autres organes &#8230;<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>Nous vous recommandons de consulter si le doute persiste et bien entendu d&rsquo;\u00eatre suivie m\u00e9dicalement une fois par an.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En r\u00e9ponse \u00e0 l&rsquo;\u00e9mission de la RTBF qui rel\u00e8ve plus du sensationnel que de l&rsquo;information scientifique, nous vous diffusons le communiqu\u00e9 \u00e9manant de la soci\u00e9t\u00e9 belge de chirurgie plastique visant \u00e0 informer le patient de mani\u00e8re scientifique et s\u00e9rieuse sur des propos qui ont sem\u00e9 le doute chez le t\u00e9l\u00e9spectateur (ce que nous comprenons, apr\u00e8s&hellip;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.chirurgieesthetique-namur.be\/?p=591\" class=\"read-more-link\">Read More &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":562,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chirurgieesthetique-namur.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/591"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chirurgieesthetique-namur.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chirurgieesthetique-namur.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chirurgieesthetique-namur.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chirurgieesthetique-namur.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=591"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.chirurgieesthetique-namur.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/591\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":592,"href":"https:\/\/www.chirurgieesthetique-namur.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/591\/revisions\/592"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chirurgieesthetique-namur.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/562"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chirurgieesthetique-namur.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=591"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chirurgieesthetique-namur.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=591"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chirurgieesthetique-namur.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=591"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}